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Craignos Covers #5 - Black Sabbath

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S’il est un groupe pour lequel j’éprouve le plus profond respect, c’est bien Black Sabbath. Vétérans du heavy metal, voire pères fondateurs, papy Ozzy et ses compères peuvent s’enorgueillir d’une sacrée carrière et d’une belle longévité. Songez que leur épopée débute tout de même en 1968 ! Toujours présents un demi-siècle plus tard, ils ont encore prouvé avec 13 - leur dernier album en date – qu’ils maitrisaient leur sujet. L’apport de ces dinosaures est unanimement reconnu, et le Sabbath reste une influence majeure pour pléthore de groupes, des plus anciens aux plus récents, des plus mélodiques aux plus extrêmes. Nombre de leurs compositions sont devenus des classiques : citons pêle-mêle War Pigs , Sabbath Bloody Sabbath , ou l’incontournable Paranoid . Cet hommage légitime étant rendu, j’en viens au sujet qui m’occupe, à savoir les pochettes de leurs albums. Certaines d’entre elles sont plutôt réussies : par exemple celle du premier album éponyme, avec son ambiance gothique / automn...

Craignos Covers #4 - Virus

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VIRUS – Pray for War Lorsque – fouillant dans le bac de disques réservé aux horreurs métalliques au sein duquel je devais être le seul client à m’aventurer – j’ai déniché ce vinyle, telle fut ma réflexion entre deux frissons horrifiés : « Okay, le groupe s’appelle (temps de décryptage) VIRUS. Le titre de l’album (en typo "réveil-radio") appelle la guerre de ses vœux. Et l’illustrateur qui a commis cette chose assure vachement bien avec du Tipp-Ex*. Il me faut cette merveille ! » Merveille dont le prix s’avérait assez élevé, car il s’agissait d’un import. Qu’importe, au contraire, gage de rareté, de préciosité underground ; je serais sans doute le seul à oser acquérir ce truc (a fortiori au prix fort), à posséder un album potentiellement mythique dans les 10000 ans à venir.  La laideur de la pochette justifiait amplement l'achat à l'aveugle ; ou plus exactement, au sourd, dans le cas présent... On louerait en temps voulu mes choix visionnaires… Et en attendant, j’all...

Craignos Covers #3 - Whiplash

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Quel était donc le message que voulait faire passer cette immondice graphique : on va bien vous prendre la tête ? Notre musique est franchement douloureuse ? Craignez les robots à grosses mains ? Mort aux chauves ? Et pourquoi les robots seraient-ils violets, et dotés d’ongles ? Telles sont les questions que je me pose encore aujourd’hui... Question subsidiaire : pourquoi un groupe prometteur qui délivre un excellent 1er album n’est-il pas foutu de mettre la main sur un graphiste potable ? Car ce Power and Pain sorti en 1986 est un album de haute volée, qui supporte encore très bien l’écoute après plus de 3 décennies… Un exemple : Ce visuel offre un parfait contre-exemple du postulat selon lequel une belle pochette garantirait un disque réussi (et inversement, une bouse visuelle cacherait .une bouse musicale).

Craignos Covers #2 - Slayer

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Je ne clamerai jamais assez mon amour du groupe Slayer.  Jamais ! Assez ! Slayer est un groupe immense que je n’ai eu de cesse de porter aux nues, dès la 1ère écoute de la 1ère seconde du 1er morceau du 1er album.  La seconde en question m'ayant causé un choc artistique dont je reparlerai prochainement... Un extrait significatif : Aujourd’hui encore, dans le domaine du thrash-metal, Slayer demeure inégalé. J'en veux pour preuve :   Mais quand même, la pochette de leur premier opus Show no Mercy était une bouse informe, niveau « dessin du petit frère ».  Le démon cornu est ridicule (pour les ignorants, sachez qu'il s'agit de Baphomet, reconnaissable à sa flamme olympique sur le crâne). Cette illustration est peinte avec les pieds, et quand je dis peint avec les pieds, je ne songe nullement à insulter les artistes handicapés de l’UNICEF, qui font autrement mieux. Et que dire de cette typographie enflammée ? Même le logo de Slayer m’a toujours laissé perplexe… ...

Craignos Covers #1 - Iron Angel

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Que serait un album de métal sans une pochette bien craignos (surtout dans les années 80-90) ? Bien souvent, ces pochettes sont l’œuvre d’illustrateurs, inégalement doués ; tout le monde ne s’appelle pas Manowar ou Motörhead, et ne peut s’offrir des artistes de premier plan comme Frank Frazetta, Joe Petagno, Boris Vallejo ou Ken Kelly. Ce serait à vérifier, mais il me semble que c’est plus particulièrement vrai pour les petits groupes pratiquant le métal extrême (speed / thrash / death / black), comme si une curieuse corrélation s’établissait entre intensité musicale et niveau de laideur graphique. Faut-il y voir seulement l'effet de budgets faméliques, ou bien un manque de goût confinant à la perversion ? Dans les cas les plus extrêmes, on devine que la pochette d'album de tel obscur groupe de trash est l’œuvre du petit frère du batteur, qui a vaguement un coup de crayon (feutre), et qui dessine « super bien » les démons. A ce stade de maladresse, c’en est presque attendrissa...